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TMS en France en 2026 : chiffres et secteurs les plus touchés

Camille Mercier·3 min de lecture
TMS en France en 2026 : chiffres et secteurs les plus touchés

Pour vendre une démarche PRAP IBC à une direction, tu dois maîtriser les chiffres. Voici les statistiques officielles actualisées 2026, sourcées CNAMTS, INRS et études de référence.

TMS = 87 % des maladies professionnelles reconnues

Selon les dernières données CNAMTS (2023, publiées 2024), les TMS représentent 87 % de toutes les maladies professionnelles reconnues par la branche AT-MP. C’est de loin la pathologie professionnelle la plus fréquente en France.

En valeur absolue : ~45 000 cas reconnus par an, en augmentation continue depuis 20 ans.

Coût pour les entreprises

Coûts directs des TMS pour la branche AT-MP (Accidents du Travail et Maladies Professionnelles) :

  • Indemnités journalières : ~1,1 milliard € / an
  • Rentes d’invalidité : ~700 millions € / an
  • Soins médicaux : ~300 millions € / an

Total : ~2 milliards € / an pour les seuls coûts directs. Auquel s’ajoutent les coûts indirects (remplacement, baisse productivité, désorganisation) estimés à 2-5 fois les coûts directs.

Au niveau d’une entreprise individuelle, un cas de TMS coûte en moyenne 50 000 € (sur tout le cycle : arrêts, indemnités, remplacement, parfois inaptitude).

Secteurs les plus touchés

Classement par fréquence des TMS reconnus :

  1. Agroalimentaire : cadences, gestes répétitifs, froid
  2. BTP : charges lourdes, postures contraintes
  3. Médico-social et soin : manutention de personnes (relève du PRAP 2S)
  4. Logistique et transport : manutention palettes, chariots
  5. Commerce de détail : station debout, caisses, manutention
  6. Industrie métallurgique : ports de charges, vibrations
  7. Habillement et textile : couture, port répété

Évolution des dernières années

Tendance lourde malgré tous les efforts de prévention :

  • 1998 : ~18 000 cas TMS reconnus / an
  • 2008 : ~32 000 cas / an
  • 2018 : ~42 000 cas / an
  • 2023 : ~45 000 cas / an

Augmentation continue, freinée mais pas inversée par les démarches PRAP. Raison : reconnaissance progressive du caractère pro de certains TMS auparavant attribués au vieillissement.

Profils les plus à risque

  • Femmes 45-55 ans dans l’agroalimentaire et le textile
  • Hommes 50-60 ans dans le BTP
  • Soignants et aides-soignants tous âges
  • Travailleurs précaires et intérimaires (souvent moins formés)

Coût pour le salarié

Les TMS ne se contentent pas de coûter cher aux entreprises. Pour le salarié :

  • Douleurs chroniques (40 % des cas reconnus deviennent chroniques)
  • Restrictions médicales sur le poste
  • Inaptitude au poste avec licenciement à la clé (~5 000 inaptitudes pour TMS par an)
  • Fin de carrière prématurée (sortie du marché du travail à 50-55 ans)

Région et taille d’entreprise

Pas de différence régionale majeure, sauf concentration sectorielle (BTP plus représenté en Île-de-France et Sud, agroalimentaire en Bretagne et Nord).

Par taille : les TMS touchent davantage les PME (20-200 salariés) qui ont moins de moyens de prévention que les grands groupes.

Comment utiliser ces chiffres en B2B

Pour convaincre une direction d’investir dans une démarche PRAP :

  1. Rappeler les 87 % de TMS dans les maladies pros (tonalité : c’est massif)
  2. Donner le coût moyen d’un TMS pour l’entreprise (50 000 €)
  3. Comparer au coût d’une démarche PRAP (souvent 10-30 k€ pour un an)
  4. Conclure sur le ROI : 1 TMS évité = ROI immédiat

Pour la méthode complète d’argumentaire : Comment convaincre une DRH d’engager une démarche PRAP.

Sources officielles

Pour vérifier et actualiser ces chiffres, consulte :

  • INRS : statistiques annuelles maladies pro
  • CNAMTS Branche AT-MP : données mises à jour annuellement
  • Anact-ARACT : rapports thématiques sur les TMS

Pour approfondir : Prévenir les TMS en entreprise.

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Écrit par

Camille Mercier

Formatrice en QVCT et prévention des risques psychosociaux depuis 2014. Accompagne les reconversions vers les métiers de formateur SST, PRAP, RPS et bien-être au travail. Approche pédagogique terrain, expérience en entreprise et en organisme de formation.

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